En France, il n'est en principe pas autorisé d’utiliser le sang de cordon pour son enfant ou pour soi-même. Bien qu’il soit légal de le conserver, ce dernier ne peut en théorie être conservé que pour le bénéfice d’autrui. Par voie de conséquence, les banques privées de sang de cordon ombilical sont donc absentes en France.
Cependant, dans le cas de nécessité thérapeutique reconnue - et il y en a de plus en plus -, la loi française autorise que le don de sang de cordon soit possible pour l’enfant lui-même ou ses frères et sœurs. Ceci doit être rigoureusement justifié au moment du prélèvement par le corps médical suivant la santé de la famille.
D’ailleurs, dès 2016, il y a donc plus de 10 ans de cela maintenant, des parents avaient déjà pu obtenir du tribunal de grande instance de Grasse en Alpes-Maritime, de pouvoir conserver le sang de cordon ombilical de leur enfant à des fins privées. En insistant sur des antécédents familiaux, ils avaient justifié leur demande en tant que nécessité thérapeutique et le sang de cordon a bien été stocké dans une banque privée.
Pourtant, et ce au plus haut niveau académique en France, le potentiel élevé en médecine générative des cellules souches contenues dans le tissu de cordon, a été acté depuis de nombreuses années, notamment par l’Académie Nationale de Médecine. Il est donc dommage que les jeunes familles françaises ne disposent pas du droit d’avoir accès librement et sans encombre à cette révolution médicale actuelle et à venir. Cela a pour conséquence de priver des familles au sein desquelles un de leur enfant déclarerait une maladie dans le futur, de bénéficier de progrès thérapeutiques qui sont en constante augmentation dans le domaine des thérapies cellulaires intrafamiliales (les chances de compatibilité tissulaire aux fins de greffes sont en effet techniquement accrues au sein de la même famille).


